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La grippe espagnole
la tueuse la plus rapide de l'histoire.

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La Grippe espagnole 1918

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Spanish flu   grippe espagnole



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Paul V. Hartmann: La grippe espagnole, la tueuse la plus rapide de l'histoire!

On estime qu'entre 25 et 40 millions de personnes sont mortes de la manifestatiion de la grippe qui a commencé en 1918, qui envahissa les Etats Unis en 7 jours et traversa la planète en 3 mois.

La grande querre mondiale venait à peine de se terminer et celle-ci avait tuée plus de 8 millions de personnes. Mais la grippe, elle a quadruplée ce nombre.

En dépit du nom (espagnole) cette grippe débuta au Etats Unis et elle a envahit la planète tuant près de 40 millions de personnes, en moins de temps que toutes les guerres réunies. Ce fut le grand grand désastre de l'histoire. Et ce, même si à l'époque l'on se considérait comme avancé dans la science de la médecine.

Des régions furent plus dévastées que d'autres: en Alaska, 60% de la population esquimaude a été plus durement atteint. Dans les iles du Pacifique c'est 20 % de la population qui souffrit de maladie respiratoire.

Apparemment c'était une grippe qui avait subie une mutation particiulièrement sauvage. Ce genre de virus appelé (dérive antigénique) offre beaucoup de résistance au vaccins, et n'offre pas la protection voulue. Ceci survient à quelques décennies. Les vaccins n'offrent plus les protections voulues. La grippe devient virulente et prend la population en vengeance.

La dérive antigénique virale semble se produire à une vitesse plus rapide. (le virus du SIDA semble encore le plus rapide des virus que celui des plus communs.) Quand une épidémie comme la grippe espagnole de 1918 commence, aucun vaccin n'est utile; une telle épidémie se répand autour du monde plus rapidement que n'importe quel laboratoire de recherches pourrait isoler, préparer et distribuer.

Nous pouvons toujours nous attendre à une autre grande épidémie virale mondiale à haut taux de mortalité.
Nous croyons être à la charge. Nous ne pouvons défier la mère nature. Mais nous devons toujours nous souvenir de cette leçon.


reference: Influenza: The Last Great Plague by W. Beveridge, 1977
traduction G. Lacombe


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Depuis cette pandémie

À cette époque, la médecine de 1918 était impuissance. Sans microscope assez précis, les médecins croyaient qu'ils avaient affaire à une bactérie et soignaient les victimes avec les moyens du bord: quinine, huile de ricin, formol, aspirine et... rhum.

Les journaux regorgent de conseils plus ou moins farfelus. Se soumettre à des fumigations d'essence d'anis, de girofle, de menthol ou de camphre, se brosser les dents, se gargariser matin et soir avec une solution antiseptique... Un journal publie un « traitement qui a fait ses preuves »: aspirine, citrate de caféine, cryagémine Lumière, benzoate de soude, terpine, tisanes d'orge, de chiendent, de queues de cerises. Dans les hôpitaux, les médecins s'accrocheent à des vaccins et sérums inefficaces, ou même à des injections d'essense de térébenthine, quand ils ne se rabattent pas sur la saignée.

Si elle réapparaissait aujourd'hui, la grippe espagnole aurait le potentiel de faire autant de décès. Sauf que les armes pour la combattre sont plus efficaces. Les antibiotiques, apparus en 1928, soignent désormais les complications liées à la grippe (comme les pneumonies). Les antiviraux (depuis l960) combattent la grippe, en attendant la mise au point d'un vaccin.

D'autres armes sont en train d'être concoctées en laboratoire. Robert Day, pharmacoloque àl'Université de Sherbrooke, cherche à bloquer la porte des cellules du poumon pour empêcher le virus de la grippe de se propager. « Même si le virus change de forme, ce sera beaucouop plus difficile pour lui de s'évader.» La recherche est encore àl'étape pré-clinique.

Bref, on est loin de "l'élixir tonique du Dr Montier"... Quelques mesures adoptées en l918 avaient tout de même du sens: port d'un masque protecteur et fermeture des lieux publics, même des églises. De toute façon, les cérémonies funèbres étaient brèves par manque de temps.

Et puis, au printemps de 1919 l'épidémie s'est arrêtée, presque aussi rapidement qu'elle était apparue. Peut-être qu'aprés avoir terrassé ceux qui pouvaient l'être, le virus s'est fait moins arrogant? Mais H1N1 (porcine) n'a jamais totalement disparu: des souches plus ou moins agressives continuent d'affliger des victimes chaque année. Celle qui vient d'apparaître au Mexique, en tout cas, est déjà en train de faire l'histoire.
Source Judith Lachapelle, La Presse Montréal

Note du webmaster: Des pandémies comme 1918, avec une telle puissance, auront-ils encore lieu? Je crois que personne ne connait la puissance de la nature, l'être humain tire de ces malheurs plus d'expérience pour combattre et tire des leçons pour prendre les moyens de les éviter.


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